05 août 2009
Jardinier du poil frisé !
Naufragé de la cyprine !
Gladiateur des broussailles pubiennes !
Jardinier du poil frisé !
Ce sont 3 insultes que nous propose le site poin poin que j'ai cité dans un de mes tous premiers billets. Après le mot très gentil à mon égard de masseur mensuel, baiser français est en train d'opérer un chemin circulaire.
Cela permet de varier des sempiternels :
Brouteur de minou !
Mangeur de tarte à poils !
Donc pour nous accompagner dans l'usage du 38ième stratagème cher à Arthur Schopenhauer, Poin Poin nous propose, l'usage de ces insultes certifiées absolument 100% poin-poin et trouvables nulle part ailleurs si ce n'est par hasard, dans la bouche d'un routier ou d'un proctologue, plus vraisemblablement d'un routier proctologue tant la parfaite connaissance à la fois de l'anatomie recto-sygmoïdienne et de l'argot du bithume semble indispensable à la maîtrise de la plupart d'entre elles.
Nous qui sommes des belligérants linguals nous apprécierons ce petit précis au belligérant de la corde vocale.
Et pour illustrer ce propos, une photo, dont je ne connais pas l'artiste, qui doit être ecossais.
05 juin 2009
Un cunnilinctus stupéfiant
Peut-on consommer de la cocaïne à travers des rapports buccaux génitaux. Slate.com s'était penché sur la question.
Un policier de Manhattan qui a été contrôlé positif à la cocaïne prétend que la drogue est entrée dans son corps parce qu'il a pratiqué un cunnilingus sur sa petite amie, dont il a découvert plus tard qu'elle était une consommatrice régulière. Le New York Daily News a rapporté que, comme l'homme s'était soumis volontairement au test sur un poil de son bras, il n'allait dans tous les cas pas être réadmis dans la police. Est-il vraiment possible d'«ingérer passivement» de la drogue via un cunnilingus ?
La réponse est oui, mais pas assez pour être détecté lors d'un test. Il faudrait ingérer 200 milligrammes de cocaïne dans une période de trois mois précédent le test pour que la drogue puisse être détectée avec certitude dans vos poils. (C'est l'équivalent d'environ deux lignes.) On ne sait pas quelle quantité exacte de cocaïne est présente dans les sécrétions vaginales d'une consommatrice régulière, mais il est probable que cela soit très peu.
En revanche, l'information équivalente pour les hommes est disponible. Un rapport de 1996 estime que les utilisateurs chroniques excrètent jusqu'à 0,01 milligrammes de cocaïne par gramme de sperme après la consommation d'une dose particulièrement forte. Etant donné qu'une éjaculation moyenne contient environ deux grammes de sperme, cela prendrait 10 000 rapports sexuels précisément synchronisés sur une période de trois mois pour qu'un non utilisateur risque d'être testé positif. (Selon les registres du tribunal, le policier et sa copine faisaient l'amour «trois ou quatre fois par semaine».) L'étude montrait également que «l'absorption de cocaïne par le vagin ou le rectum est généralement efficace,» mais un tel procédé aurait peu de chance de générer des résultats de test positifs (ou l'euphorie) chez les partenaires de consommateurs masculins de cocaïne.
Explication bonus:
Les registres du procès au tribunal de New York indiquent également que le couple «suait souvent» pendant l'acte sexuel. Un contact de peau à peau a-t-il pu causer le résultat positif du test? C'est possible. La cocaïne est secrétée dans la sueur à des niveaux qui peuvent atteindre 100 nanogrammes par millimètre. En théorie, c'est plus qu'assez pour qu'un test sur un poil de bras enduit de sueur se révèle faussement positif. Mais un bon laboratoire aurait effectué une procédure minutieuse de lavage sur le poil qui aurait enlevé toute contamination en surface et supprimé toute trace de cocaïne qui aurait pénétré dans les couches extérieures du poil. Dans les procédures les plus rigoureuses, les niveaux de cocaïne trouvés dans les résidus du lavage sont même soustraits aux niveaux trouvés dans le poil lavé, ce qui réduit encore un peu plus les chances de contamination externe pouvant provoquer un faux résultat.
Article de Nina Shen Rastogi paru sur Slate.com le 9 avril, traduit par Grégoire Fleurot
Nina Shen Rastogi est écrivain et éditeur à Brooklyn, New York.
28 avril 2009
Langue criminelle
Monsieur Waid voudrait savoir si cunnilinguer une personne sans son consentement est un viol. Dans quelle guépière s'est-il fourrée?
Appuyons nous pour y répondre sur ce merveilleux article d'Isabelle LB.
La fellation est elle, en droit français, une relation sexuelle ?
Le Quotidien du Médecin - 28 janvier 1999 - Isabelle Lucas-Baloup
Bill Clinton plaide, devant le Sénat, qu'il n'a pas menti en déclarant sous serment ne pas avoir eu une "relation sexuelle" avec Monica Lewinsky, et le "Journal of the American Medical Association" ("JAMA") publie, dans son édition du 20 janvier, les résultats d'une étude du Kinsey Institute for Sex research de l'université de l'Indiana aux termes de laquelle la fellation ne constituerait pas une "relation sexuelle".
En France, la Cour de cassation juge que l'expression "relation sexuelle" implique nécessairement "un acte de pénétration sexuelle" (1), et, depuis 1984, la chambre criminelle affirme péremptoirement que la fellation est un viol dès lors qu'il y a eu pénétration non consentie de la verge dans la bouche de la victime (2). Allant même, en 1997, jusqu'à juger que "tout acte de fellation constitue un viol dès lors qu'il est imposé à celui qui le subit ou à celui qui le pratique"(3).
(...) Traditionnellement, le viol s'entendait d'une "pénétration sexuelle" stricto sensu qui supposait que le sexe du coupable pénétrât dans le sexe de la victime (conjonction sexuelle), définition qui a évolué dès lors que des femmes ont été condamnées pour viol (4) et que des hommes en ont été jugés victimes. Aujourd'hui, le code pénal définit le viol comme "tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte ou surprise" (art. 222-223).
(...)
Ainsi disparut, au mépris du sens des mots "pénétration" et "sexuelle", l'élément matériel essentiel de l'infraction : la pénétration par le sexe (du coupable) et/ou dans le sexe (de la victime). La pénétration sans le sexe, mais "à connotation sexuelle" était née.
(...)
Les meilleures plumes (souligné par nicocerise : il y a les bonnes plumes et les mauvaises langues) se sont exprimées dans les annales judiciaires sur la qualification d'une fellation comme viol et récemment encore un Haut conseiller à la Cour de cassation résumait ainsi la question :"viol d'autrui ou viol de la loi ?" (10) en citant la chambre d'accusation de la cour d'appel de Paris qui a résisté à une telle dérive, par un arrêt du 12 janvier 1998, en énonçant que "aussi répréhensibles soient-ils sur le plan moral ou en équité, les agissements reprochés aux mis en examen doivent recevoir la qualification juridique prévue en l'état des textes par la loi". En l'espèce, la pénétration buccale de l'agresseur par le sexe de l'agressé ne constituait pas une "pénétration de la personne d'autrui par l'agresseur et relevait par voie de conséquence du délit d'agression sexuelle autre que le viol". C'est la position finalement adoptée par la chambre criminelle qui, dans un arrêt opérant un total revirement de jurisprudence par rapport à celle de 1997, condamne "le viol sur soi-même" et impose un "acte de pénétration sexuelle active" (11).
En France, la fellation est une relation sexuelle, d'après la cour de cassation, puisqu'impliquant une pénétration, mais ce n'est pas l'avis de toutes les juridictions. Dans le Dictionnaire Historique de la Langue Française (Robert), le mot fellation est "un dérivé savant de fellatum, supin du latin fellare "têter", d'où "sucer" dans le vocabulaire érotique, qui se rattache à une racine indoeuropéenne dhé- "têter". Toutes choses étant de ce qu'elles sont par ailleurs, en France, un avocat de bonne foi, surtout s'il lit le JAMA, pourrait bien, sous serment, procéder à la même affirmation, question de lecture, que son confrère devenu président des Etats-Unis. Parjure ? Dura lex, sex lex.
_____________________
(1) Arrêt Cass. crim. 28 mars 1990.
(2) Arrêt Cass. crim. 22 février 1984.
(3) Arrêt Cass. crim. 16 décembre 1997.
(4) "l'imbecilitas sexus" ayant disparu du droit depuis Justinien (Digeste 16,1,2,2).
(11) Arrêt Cass. crim. 21 octobre 1998, Dr. pénal, janvier 1999, p.12.
Attention avec ses revirements, la justice risque le 69 : Dura lèche, sex lèche.
Pour illustration de ce thème brown sugar des Rolling Stones
18 avril 2009
La mécanique du plaisir
Je reviens sur l'enquête internet de Libé Vaginale / clitoridienne. A corps et à cris retranscrit par Cécile Daumas dont les résultats montrent que le sujet du cunnilingus est bien un sujet politique, scientifique, culturelle. Seul le côté artistique est laissé de coté.
D'abord la distinction Vaginale et clitoridienne est absurde :
«Compte tenu des connaissances sur la mécanique
du plaisir sexuel, l'opposition vaginale ou clitoridienne est une
question dépassée», explique Catherine Solano, médecin sexologue.
Si le sexe masculin forme un tout, du bout de la verge à l'arrondi des
testicules, il en va de même pour le sexe féminin. Sorte d'iceberg, le
clitoris visible à l'oeil nu ne représente qu'un petit bout de cet
organe qui enfouit ses ramifications nerveuses, longues d'environ dix
centimètres, des deux côtés du vagin. Quand il y a excitation sexuelle,
elle emporte le plus souvent clito et vagin à la fois. La proximité
entre les deux est telle que certains experts estiment que clitoris et
point G - situé à l'entrée du vagin, derrière le pubis - ne forment
qu'un seul et même organe. «Le point G, c'est l'arrière du clitoris, dit Damien Mascret, médecin sexologue. Voilà qui ne nécessite pas des milliers de pages de littérature.»
Longtemps, les hommes ont trouvé confortable, quand ils faisaient l'amour, d'oublier le plaisir de leurs compagnes. Longtemps, ils ont aimé croire que la pénétration était l'acte le plus jouissif pour les deux sexes. Focalisée sur la reproduction, l'Eglise - et sa position du missionnaire - ne les encourageait pas à penser autrement.
Freud, lui, verrouilla la question. Selon le père de la psychanalyse, une femme qui ne connaît que le plaisir clitoridien est immature. Pire, si elle s'adonne à la masturbation, activité jugée masculine, elle devient virile. Seuls les êtres atteignant l'orgasme vaginal sont considérés comme des adultes complets et accomplis. «La transformation de la petite fille en femme est caractérisée principalement par le fait que cette sensibilité [dont le clitoris est le siège, ndlr] se déplace en temps voulu et totalement du clitoris à l'entrée du vagin», écrit Freud en 1922, dans son Introduction à la psychanalyse.
Il faudra attendre les féministes des années 70 pour entamer la réhabilitation du clitoris , selon Jane Hunt dans Osez la masturbation féminine «On tombe dans l'excès inverse mais la masturbation féminine est explorée et défendue comme il se doit.»
Ovidie : «Le vagin, c'est la Belle au bois dormant, dit-elle. L'orgasme
vaginal est effectivement difficile à atteindre car c'est une zone
moins sensible que le clitoris ou l'anus. Mais il faut savoir le
réveiller et l'apprivoiser.»
Si la situation actuelle était celle de la liberté de la femme de jouir comme elle veut, de se faire chevaucher par un homme sauvage, ou de venir prendre par la main des hommes respectueux et timides qui pourrait s'en plaindre.
Et pour le plaisir cette magnifique oeuvre de Aeric Meredith-Goujon. Vous pouvez découvrir des oeuvres plus dérangeantes de ce photographe chez Michel debray
08 avril 2009
Langue anglaise
La langue anglaise est d'une surprenante richesse en locutions issues du cunnilingus :
cunnilalia : Possibly coined by J.E. Schmidt for his Lecher's Lexicon (1967) meaning to talk excessively or obscenely about the female genitals and cunnilingus.
cunnilinctio
cunnilinction
cunnilincto
- Slangonyms and euphemisms: box-biter; butter-mouth; cake-eater; carpet muncher; cat-lapper (catlapper); clam diver; clit licker; cunnilingam; cunnilingham; cunnilinguant; cunning linguist; cunnophile; cunt-sucker; cuntlapper; cuntsucker; dive in the bushes; diver; doormat basher; face man; fanny nosher; fish queen; Frencher; gamahucheur; gash-eater; gift of tongues; growl-biter; head; head hunter; head-worker; high-diver; homophagist; keyhole whistler; kneeler; lap-lover; lapper; lécheur; lickbox; licker; linguist; lover under the lap; mohuncher; mouth-worker; mouther; muff-diver; muff muncher; Oom Paul; rug muncher; skin-diver; sixty-niner; slitlicker; sucker; suckstress; top-diver; trapeze artist; twat-sucker; twatter; vacuum cleaner; yodeler.
cunnilinctus
cunnilingam
cunnilingist
cunnilingtie
cunnilingual
cunnilinguate
cunnilingue
cunnilinguist
cunnilingus perficiens : Complete cunnilingus vigorously performed.
cunning : Elizabethan euphemism for the female genitals, punning cunt , the vagina, and cunning , shrewdness.
cunning linguist : Money Penny to James Bond (Pierce Brosnan) in Tomorrow Never Dies (1998): 'You always were a cunning linguist, James'.
cunning linguistics : A pun on cunnilingus. The expression is used by Robin Williams in Mrs.Doubtfire (1993)
cunniphrenia
cunnophile
cunnus
cunny
cunny-catcher
cunny-haunted
cunny-skin
cunny-warren
Et la liste est plus longue encore avec l'éthymolgie cunt
cunt : Vulgar and offensive term for:1. The female genitalia. Usage: Cunt has been taboo for at least 600 years; today, most women consider it to be the single most offensive word in the English language.
Etymology: Possibly from the Anglo-Saxon cynd, the Middle English form of the word was cunte / count(e) , corresponding to the Old Icelandic kunta and the Dutch and Low German kunte, meaning female pudenda. Other possible origins: 1) The Latin cunneus , meaning wedge, or cunnus , meaning pudend or vulva, a word regarded as obscene and eventually outlawed in Rome. Horace used it, Cicero London 1383 in
cunt carpet
cunt curtain
cunt down
cunt dracula
cunt face
cunt fart
cunt for hire
cunt hunt
cunt itch
cunt light
cunt lips
cunt pensioner
cunt pie
cunt rag
cunt shop
cunt stretcher
cunt torture
cunt-cuddling
cunt-hair
cunt-lap
cunt-stabber
cunt-sticker
cunt-stirrer
cunt-struck
cunt-tease
cunt-teaser
cunt-warren
cunted
cunting
cuntino filet with white sauce
cuntkin
cuntlapper
cuntlet
cuntline
02 avril 2009
Le poil et le goût
L'actualité est riche autour du thème du poil. Ce thème est sans doute printanier. L'homme se réveille de l'hiver et a envie d'humer le parfum des fleurs.
Ainsi l'article d'Agnès Giard sur la sortie de l'ouvrage de Jean Da Silva Du velu au lisse (histoire et esthétique de l’épilation intime). Dans la Blogosphère le billet à plus d'importance que le livre. Mais également les nouvelles éditions des ouvrages sur l'origine du monde.
Avant de parler des saveurs comparées avec ou sans poils, j'en appelle d'ailleurs à votre participation, car sans vous je ne sais pas si j'atteindrais une crédibilité scientifique.
Je voudrais remettre en évidence la gravité de ce conflit avec Gérard Zwang (qui apparait également comme un partisan du sexe naturelle) : "Le Sexe de la Femme", Editions Pygmalion, 1979
Tout est reproché à la vulve et au vagin, de leur anatomie comme de leur physiologie : navrante litanie !
* Le sexe de la femme est velu : d'une façon générale, la femme n'a pas le droit de posséder du poil ; c'est gênant, disgracieux, sale.
* Le sexe de la femme est trop compliqué. L'ensemble de ses plis et replis paraît bien trop exubérant, injustifié, pour ce qui, après tout n'annonce qu'un trou. Complication absurde et fastidieuse de la margelle du puits vaginal.
* Le sexe de la femme sent mauvais. Le smegma vulvaire, fermentant, répand certes miasmes évoquant aussi bien le poisson avarié que le lait aigre. Mais il faut au moins trente-six heures de négligence pour en arriver à ce fâcheux résultat (...)
* Le sexe de la femme est humide. Un organe qui coule ne semble jamais très sain. Pourtant familiarisé avec l'humidité de sa bouche, l'homme imagine mal que l'entrecuisse puisse être naturellement moite et fluent. La lubrification vulvo-vaginale physiologique lui paraît un peu sale, à tout le moins louche. (...)
* Le sexe de la femme saigne.(...)
* Le sexe de la femme est maléfique.(...)
* Le sexe de la femme est creux.(...)
Malheureusement pour lui, le sexe de la femme ne ressemble à rien à une fesse ; velu, humide, compliqué et creux, il fait tache au beau milieu du corps féminin, il le dépare, l'enlaidit. Voilà la principale origine de son inexcusable censure esthétique, comme du flot de qualificatifs injurieux qui déshonorent tant de langues humaines."
J'espère qu'en pratiquant ce blog vous ne partagez pas ces bullshits.
1ère illustration : avec poil façon Commune de Paris 1871.
15 mars 2009
Rêve de hammam
Je reviens d'Istanbul et j'ai bien sur profité des magnifiques hammams qui nous viennent de cette fabuleuse civilisation.
C'est donc la tête plein de rêves érotiques que je me suis rendu au Cagaloglu Hamam, car pour dans ma culture classique inspirée par Ingres, les bains turcs pour moi c'est ça :
Ou cette ambiance relaxante :
J'ai donc étais ébloui dès l'entrée dans ce lieu merveilleux.
Mais je n'ai pas rêvé longtemps de 69 ou de cunnis sur la grande table de marbre centrale car pour toute présence j'ai eu droit à mes amis ottoman :
08 mars 2009
Bientôt : le cunnilingus de la béké
Ceriselibertine est sur tous les fronts.
En soutien à la population guadeloupéenne
Ceriselibertine partagera bientôt avec vous ses souvenirs de cunnilingus avec deux héritières béké.
Pour la visibilité de ce papier qui devrait apaiser les coeurs : Cunnilingus, Sexe, domota, Béké, Willy Angèle.
A très bientôt.
02 mars 2009
Le cunnilingus africain (ou de l'africaine)
Il est difficile de lier actes sexuels et cultures on peut facilement verser dans l'ethocentrisme et dans le préjugé. Il en est ainsi du cunnilingus dans les sociétés africaines.
1er niveau de recherche : google. On retrouve à ce niveau beaucoup d'article sur les maladies sexuellement transmissible et les rapports bucco-génitaux. Il est possible d'envisager la main de la religion catholique et le syndrome du sida.
2ème approche : les liens entre le culinaire et le sexe. C'est un article d'Augustine H. Asaah qui cite notamment les oeuvres de Calixthe Beyala.
La copulation et la consommation, deux activités primordiales qui assurent la survie de l’humanité, se trouvent intimement liées dans l’imaginaire populaire, illustrant ainsi le rapprochement du sacré et du profane, de l’innommable et du nommable. Dans les sociétés occidentales ou occidentalisées, des expressions comme « appétit sexuel », « consommation du mariage », « lune de miel », « honey » et « sweetie » illustrent le même phénomène. Chez les Akans du Ghana et de Côte d’Ivoire, la règle d’or donnée aux nouvelles épouses de ne jamais affamer leurs maris renferme un sens dénoté tenant aux vivres et un sens connoté relevant du sexe. Dans Femme nue, femme noire (2003) la protagoniste Irène Fofo qui, par la fellation et le cunnilinctus, présente les organes génitaux et érogènes comme des objets appétissants et mangeables. Presque
tous les rapports sexuels, dont les relations intimes entre la
protagoniste et divers sujets, les copulations auxquelles assiste Irène
Fofo et les compte-rendus voyeuristes facilités par celle-ci dans le
roman, entraînent des échanges bucco-génitaux. Les parties génitales se font également goulues, quand la narratrice évoque la « grotte vorace », « le sexe vorace » et le « sexe glouton » des personnages. « On n’apporte dans l’au-delà que le souvenir de la bonne chair et des magnifiques nuits d’amour »
Photo Piotrek chez Porte5
BEYALA (Calixthe), C’est le soleil qui m’a brûlée, Paris, J’ai lu, 1987.
Tu t’appelleras Tanga, Paris, J’ai lu, 1988.
Les Honneurs perdus, Paris, J’ai lu, 1996.
Comment cuisiner son mari à l’africaine, Paris, J’ai lu, 2000.
Les Arbres en parlent encore, Paris, Albin Michel, 2002.
Femme nue, femme noire, Paris, Albin Michel, 2003.
La Plantation, Paris, Albin Michel, 2005.,
07 février 2009
Dinner At The Y
Elle me présente La carte avec un menu à 200 euros.
J'ai choisi Deep French Kissing avec un supplément salade et un verre de Chablis.
La carte








